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Hamadoun Touré est secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT), qui dépend des Nations unies. Lors du forum de Davos, il a proposé la création d’un traité international sur les cyberconflits.
Attaques contre Google, Twitter, ou contre des sites officiels géorgiens ou estoniens… Jusqu’à présent, entreprises et Etats ont été confrontés à des attaques informatiques ponctuelles. Ces attaques pourraient-elles évoluer en cyberguerres, beaucoup plus générales ?
Hamadoun Touré : C’est effectivement un risque majeur : le danger est là, dans le cyberespace. L’ennemi n’est pas toujours connu, il change d’identité, et il est très difficile de savoir si une attaque provient d’un pays, d’un groupe, ou d’un individu. C’est justement pour éviter une escalade que nous souhaitons attirer l’attention du monde entier sur ce risque.
La seule façon de gagner la cyberguerre, c’est de l’éviter. En cas de conflit, tous les belligérants subiraient des conséquences dramatiques. C’est pourquoi nous souhaitons établir de façon préemptive une “cyberpaix”.